
Les turbulateurs mécaniques ont le désavantage
d'être inefficaces quand ils sont placés trop en aval. Cela s'explique puisque que dans ce
cas, le turbulateur se trouve dans le bulbe de séparation et n'a donc plus d'influence sur l'air
qui contourne le bulbe (une schématisation d'un bulbe de séparation est présentée sur la
figure 1). Du coup, pour être sûr de l'efficacité, il faut les placer relativement en amont sur
le profil ce qui réduit l'étendue de la couche limite laminaire et augmente donc la traînée
(il vaut mieux cela qu'un décollement tout de même). Ce problème est d'autant plus cru
ciale que suivant l'incidence, le bulbe n'est pas situé à la même position : pour de fortes
incidences dans le cas de bulbes d'extrados, il se situe plus en amont. Pour assurer un bon
fonctionnement du turbulateur mécanique dans toute la plage d'incidence il faut donc
choisir la position la plus en amont, ce qui dégrade légèrement les performances du profil
(étendue laminaire trop réduite).
Pour justifier cette idée, une étude a été menée sur un profil RA 02/K avec dif
férentes positions de turbulateurs pneumatiques (figure 2). Tout d'abord, sans turbulateur
(trait pointillés) le profil a une certaine traînée et le début du bulbe est à une certaine posi
tion. Ensuite, les différentes positions de turbulateurs pneumatiques sont essayée. Pour
chacune d'elles, on note le niveau de traînée (toujours au même niveau de portance
Cz=0,6). On peut alors tracer la courbe de variation de la traînée en fonction de la position
du turbulateur (courbe avec symboles).
En fonction du nombre de Reynolds et suivant le profil utilisé, la traînée
générée par le bulbe de séparation sera variable. La figure 3 montre dans un cas concret
que plus le Reynolds décroît pour un profil sujet au décollement, plus les décollement dé
gradent les performances (la traînée augmente). Du coup, les gain réalisés quand ont met
un turbulateur est d'autant plus grand. Il faut voire que pour les planeurs modèles réduits,
les Reynolds sont entre 0,1 et 1 million, sur la partie gauche de la figure, avec toutefois des
profils plus étudiés pour ces conditions.
au bout du compte par une perte d'énergie pour le planeur donc un accroissement de
traînée. En toute rigueur, il faut donc tenir compte de l'énergie perdue dans le dispositif de
soufflage, pour regarder si au global, les turbulateurs pneumatiques sont plus intéressant
que les turbulateurs mécaniques.
Dans le cas présenté cela correspond à des volumes expulsés de V'=1 à 2 cm3
par seconde et par trou. Il lui correspond un coefficient de débit Cq entre 2.10-6 et 4.10-6.
Or il se trouve que la traînée due au soufflage s'exprime par
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Damien Prat
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