
Extérieurement, seule l'ogive est différente, plus courte de 15 bon centimètres afin de diminuer
le bras de levier avant et de permettre l'installation du moteur. Cette ogive est donc tronquée et
inclue, à l'intérieur, un couple supplémentaire en époxy pour la fixation du moteur. De plus il
semble qu'elle prévoit une légère inclinaison correspondant au couple piqueur du moteur. Le
reste du fuselage est identique, puisque sortant du même moule que la version planeur pur. Les
clés de stab en carbone sont en place, les commandes installées, les chapes à rotules vissées. A
l'intérieur, c'est une autre histoire: La platine radio disparaît pour laisser la place à l'accus de
propulsion, et la radio bouge pour se retrouver sous l'assise de l'aile.
La place est comptée pour les différents éléments radio. Dans l'ordre, on trouve les servos,
deux futaba s5102, puis un mini récepteur MPX Micro 5/7. L'accus de réception est composé
de 4 éléments de 1400 mAh charge rapide Panasonic (genre format R6 en un peu plus court et
avec un diamètre légèrement supérieur). Ils sont soudés 2 par 2, en long, sinon l'accus ne passe
pas dans la poutre arrière, car c'est là qu'il se trouve... Pour permettre un accès facile à l'accus,
ainsi qu'une bonne fixation, je l'ai fixé sur une languette en circuit époxy de 1mm d'épaisseur à
l'aide de velcro adhésif. Cette languette est plus longue que l'accus et dépasse donc au niveau
l'assise de l'aile. Il suffit ensuite de scotcher la languette au fond du fuselage et le tour est joué.
J'avais monté un connecteur multibroches sur l'aile du Calypso pour permettre un montage
rapide sans risque de se tromper. Le problème est qu'une telle prise occupe pas mal de place,
surtout en profondeur, et je n'ai pas pu conserver ce connecteur, car la radio occupe toute la
place dans le fuselage. La modification consiste donc à mettre deux connecteurs multiplex
(prise grise) à 4 broches. J'en ai profiter également pour glisser les 4 ferrites dans l'épaisseur
de l'aile, juste avant les prises.
L'avantage indéniable de l'électrique c'est que vous êtes autonome. Pas besoin d'une logistique
parfois encombrante. Ainsi, certains pilotes de F3B arrivent à s'entraîner seul, sans treuil. En
pente, c'est la machine idéale, les jours sans vent, pour aller chercher la bulle sans risque, et
puis si jamais le vent se lève vous pouvez l'utiliser comme un planeur traditionnel, sa charge
alaire n'étant pas du tout excessive. Enfin il suffit de remplacer le fuselage pour retomber sur
une machine de F3B performante. Le concept est donc très intéressant, et je peux vous dire
que je me suis régalé cet hiver pendant que les autres tentaient de lancer, faire un petit tour
puis poser...
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