
N'importe quel planeur est, bien sur, capable d'effectuer des figures de voltige. Le looping est
sans aucun doute la figure la plus facile car réalisable avec un 2 axes. Mais quand il s'agit
d'attaquer des figures composées ou plus complexes, on atteint très vite les limites du planeur
si celui ci n'a pas été conçu spécifiquement pour la voltige. Il existe donc une race de planeur
taillée pour ce type de vol. Ils se caractérisent par les points suivants:
Il y a l'embarras du choix!
Enfin le Jedï 3 (prononce "cioube"), conçu en 1991 par Olivier Bordes et votre serviteur, est
disponible depuis maintenant 1 an chez Airtech. Equipe d'un RG14 (ou RG15), il fait 2m60
d'envergure et peut être équipé de quadroflaps.
Un planeur de voltige est par définition une machine qui possède un taux de roulis important.
Comment obtenir se taux aux niveau des gouvernes. Il semble que des ailerons de taille stan-
dard ne suffisent pas, il faut donc se tourner vers les ailerons de grandes dimensions, les flaper-
ons ou ajouter des volets et utiliser le mixage quadroflap qui, je le rappelle, utilise les volets de
la même manière que les ailerons, mais avec un debattement plus faible. Le choix de l'une ou
l'autre des solutions dépend fortement de la puissance de programmation de votre radio. Les
petites radios ne fournissent pas tout le temps des mixages quadroflap, donc le choix est vite
fait. La différence entre flaperons et quadroflap n'est pas énorme en vol, mais se fait davantage
ressentir à l'atterrissage.
Les mixages ne sont pas réellement indispensables, mais ils apportent un confort de pilotage
supérieur, surtout dans les phases de prise d'altitude ou d'atterrissage. Le premier mixage est
d'utiliser les ailerons et les flaps (en quadroflap) en guise de volets, c'est à dire braqués légère-
ment en positif, de manière à creuser le profil et améliorer ainsi le taux de monté. L'angle de
braquage est faible, de l'ordre de 1 à 2 mm au bord de fuite, et au delà on détruit davantage le
profil qu'autre chose... Essayez donc différentes valeurs et observez le comportement du pla-
neur. Si le fait de mettre les volets casse sa vitesse et augmente son taux de chute, c'est qu'il y
a trop de volets, ou alors que le profil les supporte mal. Car, il faut le savoir, beaucoup de pro-
fils n'ont pas été conçu au départ pour recevoir des volets. Ceci dit, la grande majorité les
accepte très bien. Il peut être nécessaire de faire une correction à la profondeur (correction du
neutre) à piquer ou cabrer, cela dépend encore du profil choisi. L'utilisation des volets doit être
faite de manière judicieuse: Pour ma part je ne les utilise que dans l'ascendance, mais rarement
dans du "zéro", et absolument jamais dans la "dégueulante". Il vaut beaucoup mieux s'échap-
per rapidement d'une zone défavorable (finesse max), plutôt que d'y rester et de tenter d'aug-
menter la portance du profil. Dans ce dernier cas la sanction est immédiate, c'est la descente au
trou assurée!
Je ne veux surtout pas jouer les gendarmes, mais il faut admettre que la voltige peut être très
dangereuse pour les spectateurs ou les autres planeurs, si elle n'est pas accompagnée de quel-
ques règles simples de discipline. Cette remarque est d'autant plus vrai que le site est fré-
quenté. Alors il vaut mieux prendre de bonnes habitudes dés le début. Un premier réflexe à
prendre, qui est vrai pour n'importe quel type de vol, c'est de savoir voler avec les autres, c'est
à dire être capable d'anticiper tous ce qui peut se trouver sur votre trajectoire présumée: un pla-
neur qui spirale, un autre démarrant une vrille alors qu'il se trouve plus haut que vous,... Si
vous entamer une figure dans ses conditions, il y a fort à parier qu'elle a de fortes chances de
mal se terminer. Essayez avant chaque figure de prévoir l'espace dont vous aurez besoin et de
vous assurer que personne ne viendra troubler votre manoeuvre.






La différence par rapport au tonneau normal est que l'on marque des facettes: 4, 8, ou 16!
Avant d'aborder le tonneau à facettes, il faut deja être à l'aise avec le tonneau normal. Le secret
d'un bon tonneau à facettes, c'est le rythme, la cadence. Le planeur doit marquer chaque
facette de la même manière. Au début vous pouvez compter à voix haute pour vous donner la
cadence, puis rapidement cela devient naturel. Il est clair qu'il vaut mieux avoir un très bon
taux de roulis pour ne pas perdre d'énergie entre les facettes. Certains déplacent légerement le
trim d'ailerons à contrer pour bien marquer les facettes, mais je ne suis pas convaincu de l'effi-
cacité...



Bien maîtrisé, le vol dos fait monter l'adrénaline, quand les passages se font de plus en plus bas
a toucher l'herbe avec la dérive, ou encore quand vous arriver a rattraper la planeur au vol, tou-
jours en vol dos. Mais avant d'en arriver la, il faut pas mal d'entraînement, alors commençons
par le début. Comme beaucoup de figure, les premiers vol dos se font loin et haut pour remettre
de se sortir d'un mauvais pas. S'assurer également que le profil qui équipe votre planeur tien-
dra correctement le vol dos. Rassurez vous la grande majorité (voir la totalité) des profils
modernes tiennent très bien en dos permettant même souvent de longue séance, pour peu que
la portance soit correcte. La mise en dos peut se faire soit par un demi tonneau ou alors pas un
demi-looping que l'on arrête au sommet en poussant sur le manche. L'avantage du demi ton-
neau est que le planeur a de la vitesse en arrivant sur le dos. En général, il faut pousser un peu,
en dos, pour maintenir l'assiette du planeur, mais pas de manière excessive ce qui pourrait indi-
que un centrage trop avant. Reportez vous au paragraphe sur le centrage pour éviter cela. Il est
toujours plus facile de commencer par une simple ligne droite de plus en plus longue, afin de
sentir progressivement les réactions du planeur. Ensuite seulement pour pourrez entamer des
virages. Je vous rappelle aussi que la profondeur et la dérive sont inverses dans cette position
(pas les ailerons). Pour cette raison, je vous conseille dans un premier temps de vous concen-
trer sur la profondeur et ne pas utiliser la dérive. Les virages s'en ressentent un peu mais cela
n'est pas bien grave. L'erreur la plus courante en vol dos est la tentation de tirer (par reflexe)
sur le manche quand on voit le planeur s'enfoncer un peu. Je vous livre donc une astuce qui
m'a permis de passer se stade difficile. Cette astuce consiste à déplacer le pouce s'occupant du
manche de profondeur et venir le placer devant le manche et non plus au bout. Ainsi la seule
action possible est de pousser (ou de laisser le manche revenir au neutre).



La liste des figures que je viens de décrire n'est bien sur pas exhaustive, et il existe bien
d'autres figures plus ou moins compliquées, combinaisons des figures précédentes, sans comp-
ter les figures déclenchées, vrilles, etc... C'est tout un numéro de RCM qu'il faudrait pour
developper chaque figure !
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